Négociations sur les Retraites Complémentaires …

arrcco

Des solutions de financements existent !

Côté salariés, de fortes convergences syndicales :

Plusieurs organisations syndicales revendiquent une augmentation des ressources financières de l’Arrco et de l’Agirc avec une contribution des employeurs et s’opposent aux projets d’austérité tous azimuts du Medef.

Dans ce sens, la CGT porte deux mesures majeures permettant d’engranger 8 milliards d’euros pour résorber les déficits de l’Arrco et de l’Agirc d’ici 2020 :

  • Une augmentation de 2,45 points de la cotisation Agirc : soit pour un salaire mensuel de 2000€ brut, 3,36€ de plus cotisés chaque mois (2,4 milliards d’euros de gain).

  • L’instauration d’une contribution patronale en faveur de l’égalité salariale entre les femmes et les hommes: dégressive, elle verrait son taux diminuer au fur et à mesure de la réduction des inégalités (5,8 milliards d’euros de gain).

Financer l’Arrco et l’Agirc ne pénalise pas la compétitivité des entreprises!

Financer de manière pérenne l’Arrco et l’Agir passe par l’augmentation des salaires

Il est indispensable de revaloriser significativement les salaires pour garantir de bonnes retraites pour tous, y compris les jeunes générations,. C’est une des raisons pour lesquelles la CGT a engagé une grande campagne sur les salaires. «Augmenter les salaires, les minima sociaux, les pensions, c’est urgent, nécessaire et juste»

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Rien de tout cela ne pourra se réaliser sans l’intervention des salariés!

Pour soutenir les propositions de financement de l’Arrco et de l’Agirc, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, le maintien et l’amélioration de vos droits à retraite, construire des alternatives au recul incessant de l’âge de la retraite et à la baisse des prestations.

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Le Medef poursuit dans ces négociations 6 objectifs :

  • En finir dès 2017 avec le droit à la retraite à 62 ans : impossible de partir avant 67 ans sauf à subir jusqu’à 40 % d’abattement sur ses pensions complémentaires. Un choix insoutenable : pour les salariés non-cadres, l’Arrco, c’est le quart de la retraite totale.

Pour les cadres, la pension Arrco complétée par l’Agirc représentent jusqu’à 60% de la retraite totale.

  • Ne plus revaloriser les pensions des actuels retraités et dégrader le niveau de pension des futurs retraités par le gel de la valeur de service du point, tant à l’Arrco qu’à l’Agirc.

  • Réduire le nombre de points acquis dans le cadre du chômage. Cette réduction pourrait atteindre 30 à 45%.

  • Démanteler l’Arrco et l’Agirc dès 2019 en créant un régime unique complémentaire fonctionnant «à cotisations définies»: le taux de cotisation est fixé «une fois pour toutes», ce sont les prestations qui s’ajustent automatiquement à la baisse. Ce système a conduit en Suède à une baisse de 10% en 4 ans du montant des retraites.

  • Faire payer une part croissante de la retraite des cadres par les non-cadres: c’est la conséquence directe de la mise en place d’un régime unique. En retour, les cadres devraient accepter des baisses drastiques de leur retraite et seraient invités à épargner dans des fonds de pension, sans garantie aucune de récupérer leur capital. Le système par répartition s’en trouverait déstabilisé.

  • Enclencher le «descenseur social»:le régime Agirc est un des piliers du statut cadre. En examinant le niveau d’autonomie, le diplôme et les responsabilités exercées, il identifie dans chaque classification professionnelle les personnels relevant de l’encadrement. Une fois l’Agirc disparue, le patronat se retrouverait de facto dispensé de reconnaître et rémunérer en conséquence ces personnels. Il s’ensuivrait un écrasement sans précédent des grilles salariales pour tous les salariés.

Négociations AGIRC et ARRCO

Le MEDEF essaie le chantage mais en vain

Lors de la cinquième réunion du lundi 22 juin, il s’est confirmé que les propositions patronales faisaient l’unanimité des organisations syndicales contre elles.

Les dernières propositions, défendues en particulier par le MEDEF, ne différaient en effet qu’à la marge de celles présentées en mai dernier, et qui avaient déjà fait l’objet d’un rejet unanime.

  • Première conséquence, toute possibilité de conclusion d’un accord était exclue.

  • Seconde conséquence : il a été convenu de nouveaux rendez-vous pour la rentrée de septembre avec une séance de négociation le 16 octobre.

À noter que le MEDEF a quand même tenté une opération de chantage et d’intimidation en indiquant que si les organisations syndicales n’acceptaient pas des abattements temporaires, des abattements définitifs seraient imposés non seulement aux futurs retraités mais également aux retraités actuels.

Le MEDEF a ainsi réaffirmé 2 objectifs qui lui sont chers : reculer l’âge effectif du départ en retraite et faire du niveau de pension non pas un objectif, mais une variable d’ajustement.