Négociation sur l’évolution du dispositif conventionnel

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Déclaration de la Fédération des Travailleurs de la Métallurgie CGT

Le 3 septembre 2015, s’est tenue une réunion à l’UIMM portant sur les modalités de négociations sur l’évolution du dispositif conventionnel.


Depuis près de 2 ans l’UIMM a ouvert des discussions pour refonder l’ensemble de l’architecture conventionnelle de la branche. Derrière ce qui était présenté comme un simple toilettage visant à donner plus de sécurité juridique aux entreprises, se cache en réalité, une véritable menace pour les garanties collectives de l’ensemble des salariés de la métallurgie.

Cette négociation débutera en janvier prochain, mais face à l’ampleur des thématiques de négociations l’UIMM a voulu définir au préalable un cadre et des modalités techniques.
Pour se faire, l’UIMM et certaines organisations syndicales voulaient procéder par la tenue de rencontres bilatérales à l’instar du MEDEF.

La FTM-CGT a toujours marqué son opposition à cette méthode de négociations qui isole les organisations de salariés au profit des représentants patronaux. Ainsi grâce à notre opposition à cette démarche l’UIMM a dû faire volte face et proposer des réunions plénières aux acteurs sociaux.

Cette avancée n’est qu’une première étape face aux menaces qui se profilent dans les semaines et mois à venir.

La FTM-CGT, première organisation syndicale de la branche, a toujours pris ses responsabilités dans ces discussions en portant ses propositions revendicatives avec comme fil rouge le projet de convention collective nationale pour l’ensemble des salariés de la métallurgie.

Convention collective reposant sur une grille de salaires unique avec un premier coefficient à 1700€, avec l’instauration de la semaine de travail à 32H, l’instauration d’un 13ième mois pour l’ensemble des salariés de la branche…

Suite au vote des lois Rebsamen et Macron qui représentent une attaque frontale de la démocratie sociale et de notre syndicalisme, nous ne devons pas attendre l’introduction de nouveaux textes législatifs sur la hiérarchie des normes, notamment pour laisser l’UIMM mettre en place son projet de régression sociale.

L’UIMM veut agir vite avant que les salariés ne se saisissent de ces négociations. Ainsi le patronat a programmé plus de six réunions jusqu’à fin novembre.

Plus que jamais les mobilisations pour l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions de travail et la défense de l’emploi industriel doivent s’intensifier. Ces revendications dans les entreprises constituent les fondations de la convention collective nationale que nous devons proposer et partager avec l’ensemble des salariés de la branche.

Les prochaines mobilisations nationales comme celles du 23 septembre et du 8 octobre seront des étapes essentielles à la construction du rapport de forces pour nous permettre d’imposer au patronat nos revendications.

Pas d’augmentation des minima Ingénieurs et Cadres :
Dans le cadre de la négociation sur les minima Ingénieurs et Cadres une clause de revoyure avait été négociée. En dépit d’indicateurs économiques largement favorables aux entreprises de la branche l’UIMM, a refusé même la plus infime revalorisation de ces minis hiérarchiques.