« La CGT est résolument contre cette évolution du code du travail »

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Ce mercredi 9 septembre 2015, a été remis au premier ministre un rapport explosif pour l’avenir du code du travail, mais aussi pour toutes les règles sociales en vigueur dans le pays. 

C’est l’idée même d’une protection égale pour tous, dans toutes les entreprises qui est attaquée.

La loi ne serait donc pas la même pour tous, c’est un verrou que le patronat veut faire sauter depuis des décennies.

« La CGT est résolument contre cette évolution du code du travail. Le gouvernement veut accentuer le nombre de dérogations possibles au code du travail, qui permet aux citoyens d’être égaux devant la loi » a déclarer Philippe MARTINEZ secrétaire général de la CGT.

Le rapport Combrexelle remis au premier ministre veut limiter le caractère impératif de la loi à quelques règles d’ordre public social, les 48 heures de durée maximale de travail par semaine en matière de temps de travail, le SMIC en matière de salaires. Une bonne partie de l’ordre public serait renvoyé au niveau des branches ou des entreprises.

Pour la CGT, le Code du travail est le socle minimal de garanties collectives.

Le secrétaire général de la CGT a mis en doute la préservation de la durée légale du travail: « c’est un mensonge », a-t-il lancé. « Il n’y aura plus de 35 heures notamment dans les petites entreprises », où les syndicats ne sont pas présents.

Le Medef a loué le « travail audacieux » de Jean-Denis Combrexelle, tandis que l’UPA (artisans) saluait également « l’objectif de simplification du droit du travail ». C’est peu dire du cadeau fait au patronat pour casser les acquis sociaux des salariés.

La CFDT n’est « pas hostile » au renforcement de la négociation d’entreprise, de la régulation par la négociation dans les branches, à condition qu’il « offre une protection plus effective » aux salariés. Une ligne similaire est observée côté CFTC ou CFE-CGC.

Dossier à suivre …

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