Accès aux soins : INTERVENIR D’URGENCE … C’est vital !

urgences

Quoi qu’en dise la Ministre M. TOURAINE, le rapport remis et publié en juillet dernier par le Dr GRALL n’épargnera pas la Région Midi-Pyrénées.

Au motif de faire des propositions concernant « la territorialisation des activités d’urgences », celui-ci décline un plan d’actions dans lesquelles figure la transformation de certains services d’urgences en Centres de Soins Non Programmés (CNSP).

Ainsi, il y est préconisé, entre autre mesures, « d’éviter la présence inutile de médecin » sur des périodes ou des structures à faible activité globale…

Concrètement, il s’agirait de reconsidérer la pérennité des services d’urgence qui n’atteignent pas le seuil des à 8000 à 10000 passages par an…

En Région Midi-Pyrénées, ce sont 6 départements sur 8, et 10 établissements de santé (8 publics et 2 privés) qui seraient concernés car ne répondant pas aux seuils d’activités des services d’urgences, tels que préconisés par le Dr GRALL!

En fait, il s’agit d’un nouveau rapport dont le seul objectif est de réaliser des économies (plan d’économie de 3 milliards d’euros) sous couvert d’une prétendue mauvaise gestion des urgences!

Avec ces propositions, les nombreuses inégalités territoriales d’accès aux soins au sein de la région (liées notamment à une configuration géographique particulière et aux mesures de restrictions budgétaires) vont se creuser.

En outre, de nombreuses maternités sont également sur la sellette: Lourdes est en passe de fermer ses portes, Millau et St-Affrique font l’objet de discussions autour de projets d’avenir plus qu’incertains…

Après les maisons de naissances sans gynécologue obstétricien, voici venu le temps des urgences sans urgentiste!

Il y a URGENCE à ouvrir un vrai et grand débat public pour aborder comment, pour quoi, et avec qui les missions de service public de santé doivent être rendues le plus efficacement!

S’agit-il de répondre à des contraintes budgétaires et économiques ou améliorer les soins, la prévention auprès de la population et sauver des vies grâce aux services d’urgences ?

Pour la CGT, sans conteste, le service public hospitalier libéré de contingences marchandes est le seul moyen de répondre à ces missions et garantir l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire!

De plus, la Loi Santé et les nouvelles formes de coopération, telles que les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), vont conduire à une désorganisation de l’offre de soins.

Les impacts sur les organisations de travail, les conditions de travail et l’emploi sont induits par la « rationalisation » inscrite dans les objectifs des GHT. Inévitablement, les conséquences sur l’offre et la qualité des soins seront ressenties.

Avec la CGT, exigeons ensemble une offre sanitaire, médico-sociale et sociale publique qui réponde aux besoins de la population de la région Midi-Pyrénées, en replaçant l’humain au centre du dispositif.