La réforme du code du travail, Un enjeu de société ! Le 8 Octobre tous en Grève

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Çà y est les tenants d’un libéralisme à tout crin ont presque gagné si nous laissons faire. Jamais le discours et les attaques contre le code du travail n’ont été aussi fortes et précises.


Rappelons une évidence, le code du travail est certes fait pour protéger les salariés, mais aussi et surtout pour réguler les rapports dans l’entreprise. Que serait en effet, les relations au travail entre un patron et ses salariés si il n’existait pas ces règles de conduite que chacun se doit de respecter.

Nul besoin de faire preuve d’une grande imagination pour se douter que le sort des travailleurs serait alors lourdement modifié. Il n’est qu’à voir dans quelles conditions travaillent les hommes et les femmes dans les pays en voie de développement pour imaginer quel serait le sort des salariés.
Plus d’horaire de référence, plus de salaire minimum, plus de contrat de travail, plus de comité d’entreprise, plus de délégués du personnel, plus de prud’homme, la seule volonté du patron serait la règle à respecter …

L’égalité des salariés devant la loi est en péril, la CGT est résolument contre une loi qui acterait l’inversion de la hiérarchie des normes. Cela reviendrait à avoir un code du travail par entreprise, en fonction de la taille ou de la présence syndicale. Et encore, il faudrait un rapport de force, énorme en faveur des salariés pour imposer un minimum qui serait à tout moment remis en cause.

Prenons un exemple concret, les horaires de travail dans l’entreprise ont été modifiés de très nombreuses fois par accord, mais cela s’est fait dans le cadre du respect de la loi. Mais également, nous disposons d’une panoplie de plusieurs dizaines d’accord d’entreprise qui tous ont été signés dans ce cadre légal national protégeant tous les salariés du pays de la même façon.

71 % des ouvriers et 64,5 % des employés disent vouloir « rester aux 35 heures », contre 62 % des professions intermédiaires et 53 % des cadres. Le code du travail n’empêche pas tous les autres à travailler plus, puisque la durée maximum est de 48 heures en France.
Le code du travail, n’est en aucun cas un frein aux relations sociales, c’est un socle minimum de garanties qu’il convient au contraire d’étoffer, de faire vivre dans le sens du progrès social.

Les mêmes hommes et femmes politiques, qui aujourd’hui nous disent que le code du travail est trop complexe, sont les mêmes qui ont votés des lois pour accorder toujours plus de dérogation à ce même code du travail. Complexifiant ainsi un peu plus des règles simples au départ. On ne compte plus les dérogations sur le temps de travail, sur les critères d’embauches, les types de contrat etc …

Ne laissons pas mettre en place un code du travail à plusieurs vitesses. Suivant les recommandations du rapport de Jean-Denis Combrexelle, le gouvernement envisage que des accords collectifs puissent déroger à certaines dispositions du Code du travail.

Une telle réforme va créer des zones de non droits pour les travailleurs.

Cette réforme du gouvernement poussée par le MEDEF prône le renversement de la hiérarchie des normes. Aujourd’hui, la loi prévaut sur l’accord de branche, qui prévaut à son tour sur l’accord d’entreprise, sauf dans le cas d’accord plus favorable.
Aujourd’hui, seuls les syndicats représentatifs ont le droit de signer des accords. Le rapport COMBREXELLE prône une réforme qui permettrait que n’importe quel groupe de salariés puisse être représenté et signer des accords.

Le gouvernement Valls en soutien aux demandes du patronat veut ouvrir de nouveaux champs « de négociation collective reposant sur quatre piliers »: conditions de travail, temps de travail, emploi et salaires qui ne seraient plus réglementés par la loi commune à tous.

Peut-on accepter de devoir travailler à un €uros de l’heure comme en Allemagne, ou bien des contrats zéro heure comme en Angleterre ou le salarié n’a pas de temps de travail journalier défini …

Tout cela aboutira à réduire, abaisser les garanties des salariés. En fonction des entreprises, des rapports de forces, les droits des salariés seront plus ou moins bons.
Des accords d’entreprise pourront donner des droits inférieurs à la loi.

Prenons là aussi un exemple concret, la loi garantie le paiement des heures supplémentaires, dans le cadre de cette réforme, rien n’obligerait le patron à se tenir à cette règle. Ici et là nous verrions donc fleurir des situations différentes en fonction des entreprises.

Rien de bon dans cette réforme, c’est sa logique même que nous remettons en cause.

Cette réforme ne fait que pousser à la régression sociale. Nous voulons au contraire d’autres droits pour les salariés et leur représentants, pouvoir par exemple contrôler la gestion des entreprises et notamment celles qui reçoivent des milliards d’aide d’argent public. C’est cela le sens du progrès … Mais de cela ils ne veulent pas en parler.

Contre cette politique réactionnaire voulu et soutenu par le patronat:

Le syndicat CGT BOSCH Rodez appelle à la Grève

Le jeudi 8 octobre 2015
Equipe B : de 5h45 à 14h15
Equipe A : de 14h15 à 22h45
Equipe Normale : de 8h à 16h30
Equipe de Nuit (du 8 au 9 octobre) : de 22h45 à 5h45
Rassemblement départemental 14h au jardin public à rodez.