Vénissieux : Commission de Recherche de Solutions Industrielles

industrieLa réunion du 9 Novembre avait pour ordre du jour la présentation du site, son attractivité et sa localisation dans une Région Rhône-Alpes Auvergne très dynamique.

Pour la partie Bosch Vénissieux, nous avons ressorti les grands classiques concernant la qualité, les compétences et un dialogue social qui a conduit à un contrat de travail qui comporte un large panel de flexibilité.

Mr Theil nous a fait part de sa bonne perception du site mais qui selon lui ne suffit pas à convaincre les Divisions Bosch d’investir à Vénissieux.

D’autre part, il partage notre incompréhension de voir un site qui ne tire pas profit des travaux de recherche et de développement réalisé par le bureau d’étude.

Dans cette perspective, une de ses idées rejoint celles que la CGT propose depuis longtemps, faire du site un pôle de recherche et développement avec des ateliers de mise en série.

La CGT propose d’aller encore plus loin, en accueillant ainsi une famille de produit comme c’est le cas pour les bougies à Rodez. Un tel projet pourrait se faire avec le rail et ses composants qui se développe sur le site et dont la production serait possible sur Vénissieux.

Pour la CGT, ce serait une incompréhension supplémentaire de voir un site VxP avec deux centres de recherche et développement (si on prend en compte celui de rexroth) ne pas aboutir sur un tel projet.

Mr Theil va adresser un courrier à toute les Divisons pour solliciter un entretien en vue de la recherche d’un projet industriel pour le site. Il doit rencontrer la direction de la Division Diesel courant Novembre.

La prochaine réunion aura lieu le 15 décembre, un retour sera fait sur cette rencontre avec DS.

La situation de l’activité Rexroth :

Tout le monde connaît maintenant la situation concernant la restructuration chez DCMA Allemagne :

Les nombreuses et massives mobilisations des salariés en Allemagne ont semble-t-il permis d’éviter un drame industriel imminent sur les sites Rexroth. Les camarades avaient été prévenus en amont des premières intentions du groupe et obtenu un traitement privilégié, négocié avant tout le monde. Au regard du résultat, on peut imaginer qu’effectivement, des choses plus graves auraient pu se produire.

Cette petite attention aura sans aucun doute des conséquences sur d’autres sites comme c’est déjà le cas sur Vénissieux.

Sans prendre la précaution de prévenir la direction de Bosch France, encore moins celle de Vénissieux, le groupe a décidé d’exfiltrer en douce, des productions de notre site vers différents établissement dont l’Allemagne, la Turquie et autres…

Mécontent de ce mépris total et conscient du danger imminent qui pèse sur leurs emplois, les Manageurs de Vénissieux ont adressé un courrier/pétitions, signé massivement par les salariés, pour exprimer leur indignation face à ce qu’ils qualifient de « traitrise ».

La réponse du groupe est tout simplement pitoyable !!! Ils auraient dit (puisque la CGT DS n’a pas été convié à assister à cette représentation théâtrale), que ce serait pour sécuriser les livraisons clients en cas de mouvement social chez Sillia et du coté Bosch Diesel. « Pourquoi n’ont-ils pas sécurisé le client en transférant des productions à Vénissieux pendant les événements en Allemagne ??? »

Dans le passé, le peu de mouvements sociaux à Vénissieux ont toujours préservé la livraison du client. Les directions ont toujours su anticipé où réagir aux conséquences de la grève. Tout comme nous anticipons les périodes de fermetures des sites (été/hiver) !!!

Le plus méprisant dans tout ça n’est pas seulement l’exfiltration en douce, des pièces. Les membres de la direction de Bosch France et patron de la division Rexroth présents sur le site pour négocier l’ « Armistice », souhaitent maintenant que les salariés du site de Rexroth participent pleinement à l’exfiltration à 100%, des compétences vers d’autres usines concurrentes, sans aucune garantie de maintien de l’emploi et de l’excellence de la recherche sur le site.

La CGT Bosch Vénissieux ne peut que condamner ces insultes à notre intelligence et ce mépris assumé, à l’égard des salariés de Vénissieux.

« Pour le groupe, Vénissieux n’est qu’un seul site », cela a été répété lors de cette réunion.

La CGT a fait des propositions concrètes pour la sauvegarde du site Bosch VxP dans son ensemble. Nous entendons à ce qu’elles soient étudiées par le groupe.

La stratégie de communication du groupe a avorté !!! Personne n’a cru aux mensonges de cette réunion, qui avaient pour mission de mener une nouvelle fois, à la division des salariés de Vénissieux, pendants qu’ils nous déplument de nos fabrications et de nos compétences, dans le calme.

La recherche, le développement, dans deux divisions du groupe sont des atouts considérables pour la préservation, la pérennisation des emplois et du site Bosch Vénissieux.

La CGT appelle l’ensemble des salariés à prendre conscience du danger imminent qui pèse sur notre site et à se mobiliser sans attendre le printemps, ni la fin de la Commission d’industrialisation, pour le défendre. La direction, dans ses actes, semble déjà anticiper l’issue de ces deux événements.

Syndicat CGT Bosch Vénissieux

Novembre 2015