Motion: Le 8 Mai, un jour pas comme les autres !

8mai1945

La direction persiste à vouloir maintenir le jour de solidarité, (travaillé et non payé) sur la date symbolique du 8 Mai.
La CGT entend s’opposer fermement à une telle décision.

Pourquoi il ne faut pas oublier ?

Au moment où les mouvements anti-européens d’extrême droite fondamentalement anti démocratiques tente d’arriver au pouvoir, il est indispensable de ne pas perdre nos repères historiques.

Le danger de ces nouvelles entités politiques c’est leur populisme. Il faut absolument rappeler et faire comprendre que leurs discours sont purement démagogiques.

A l’heure où il est de bon ton de se réapproprier nos symboles, rappelons que le 8 mai, la France commémore l’anniversaire de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

La capitulation de l’Allemagne Nazi est très différente de la fin d’une simple guerre impérialiste, basée sur la conquête de territoires, comme l’était par exemple, la première guerre mondiale.

Dans le cas de 1945, la victoire est celle contre une tentation de domination idéologique, basée sur des principes antidémocratiques, de discrimination raciale, anti-socialiste et
anti-communiste. En 1945 on ne faisait pas la différence entre la victoire sur l’Allemagne et la victoire sur le nazisme, les deux étaient intimement liées. Et aujourd’hui, combattre les fondements de cette idéologie reste très important.

La seconde guerre mondiale luttait contre les fascismes en général et le nazisme en particulier, c’est-à-dire une conception du monde anti-démocratique qui repose sur la discrimination raciale et ethnique. Chez Hitler l’antisémitisme était consubstantiel de sa pensée et de sa politique. Mais le nazisme n’est pas réductible à l’antisémitisme. Partout où des régimes nazis ou fascistes ont sévi, cela s’est traduit par des dictatures
antisociales mises en œuvre par les forces réactionnaires.

La CGT demande ou plutôt exige que le jour du 8 Mai reste un jour férié de commémoration et de souvenirs.
Au lieu de banaliser l’histoire, notre entreprise se doit d’être le symbole de la réconciliation.

Ce texte à été déposé sous forme de motion auprès de la direction générale de BOSCH France dans le cadre des NAO2016.