MOBILISATION POUR LES LIBERTÉS SYNDICALES, 4 FÉVRIER 2016

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Le lundi 12 janvier, le Tribunal d’Amiens a rendu son jugement concernant huit camarades de la CGT« ex Goodyear » poursuivis par le Procureur de la République pour « séquestration ». Ce dernier a décidé de les poursuivre alors même que l’entreprise avait abandonné toutes les plaintes.

Le juge a pris la décision de suivre le Procureur en condamnant ces huit représentants des salariés de Goodyear à vingt-quatre mois de prison dont neuf mois fermes, sort réservé aux criminels !

C’est un véritable scandale et une atteinte grave aux libertés syndicales !

Cette condamnation s’inscrit dans un mouvement de criminalisation de l’action syndicale, qui s’accentue jour après jour.

Après les affaires judiciaires des « Cinq de Roanne », des salariés d’Air France mis en garde à vue, une nouvelle étape a été franchie avec ceux de Goodyear.

Le gouvernement porte une forte responsabilité dans la criminalisation de l’action syndicale. Cela confirme nos craintes depuis la promulgation de l’état d’urgence, sur le respect des libertés individuelles et collectives fondamentales.

Ce sont les fondements mêmes de notre démocratie qui sont atteints lorsque les libertés syndicales sont attaquées avec une telle violence et cela discrédite totalement les discours vantant l’importance du dialogue social : comment parler de dialogue quand le pouvoir ne n’entend pas la légitimité sociale des actions syndicales.

Un grand nombre d’acteurs de la société civile mobilisés pour la justice et la défense des droits, sont victimes de criminalisation pour leur engagement.

Certains sont sanctionnés pour avoir manifestés dans la rue, d’autre pour avoir exprimé une colère sociale accumulée à force d’injustices et de déni de leurs droits à vivre dignement notamment en voulant préserver leur emploi.

Ces femmes, ces hommes, se voient aujourd’hui jugés, condamnés, stigmatisés, alors même que l’action collective, l’engagement citoyen est plus que jamais nécessaire pour défendre notre contrat républicain, l’égalité des droits et l’intêret général.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES sont attachées à la justice, à l’exercice serein du droit. Elles portent l’exigence d’une loi d’amnistie, à laquelle le gouvernement reste sourd, concernant les condamnations pénales, les sanctions disciplinaires et l’arrêt des poursuites en cours, en relation avec les mouvements sociaux et l’activité syndicale et revendicative. Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES sur ces valeurs démocratiques, d’égalité, de fraternité et de défense des libertés individuelles et collectives continueront d’intervenir afin que nos huit camarades soient relaxés. Porter atteinte à un militant syndical c’est porter atteinte à tout le mouvement syndical.

La lutte contre la criminalisation de l’action syndicale s’inscrit dans la démarche générale de lutte contre toutes les formes de discriminations.

Rassemblement :

  • Rodez : 12H, devant le Palais de justice. 
  • Millau : 17h30, devant la sous Préfecture.
  • Villefranche de Rouergue : 17h30, devant la Mairie. 
  • Decazeville : 17h30, Esplanade Jean Jaurès.