3éme et derniére réunion NAO 2017

La mobilisation générale des salariés et des organisations syndicales a donc permis l’ouverture d’une troisième réunion NAO avec des avancées  non négligeables compte tenu des propositions initiales de la direction RBFR.

Mr Olivier a reconnu une action d’un genre nouveau, collectif et déterminé, en faveur d’un retour à une forme de dialogue respectueux des aspirations des salariés RBFR.

Ces nouvelles propositions portent sur une évolution du salaire de 2,25% et de 2,5% concernant les primes liées à l’activité sur une période de 18 mois.

Il s’agit d’une satisfaction supplémentaire pour la CGT qui porte dans ses revendications, une évolution du salaire de base, constituant un acquis à long terme, contrairement aux primes exceptionnelles.

Ces propositions s’ajoutent entre autres, à celles obtenues lors des réunions précédentes portées notamment par la CGT  et pour rappel :

  • Temps partiel : prise en charge des cotisations sociales à 100% pendant 2 ans
  • Invalidité  1ère catégorie : prime d’intéressement identique aux autres salariés
  • Éléments variables : prime pour compenser les décalages dans le calcul des éléments variables
  • Prise en compte de l’arrêt maladie dans le calcul du 13ème mois

Au-delà de la politique salariale, les organisations syndicales ont tenu à rappeler la direction de RBFR à son devoir de défendre efficacement l’avenir industriel et les emplois Bosch en  France.

Les salariés ne peuvent pas se contenter de rester spectateurs d’une politique industrielle très en défaveur des emplois du groupe Bosch en France.

Malgré un chiffre d’affaire en constante progression (3milliards d’euros en 2016), la France deuxième marché en Europe, n’a obtenu qu’environ 50  millions d’euros d’investissements en 2016 essentiellement dans le bâtiment, alors que l’Allemagne premier marché en Europe concentre 1,6 milliards d’euros en faveur de l’industrie.

Le patriotisme ne peut pas justifier seul, un tel décalage.

Cette situation illustre la volonté du groupe de se désengager progressivement de la France, tout en préservant un marché juteux.

Alors que la croissance est bonne, les parts de marchés croissantes, jamais la précarité des sites français n’a été aussi préoccupante.

L’intersyndicale a obtenu une rencontre le 28 Mars avec Mr Raschke (G5) envoyé par Mr Denner (Président du Board) pour répondre à nos préoccupations face à une situation industrielle très défavorable aux emplois en France.

La CGT appelle les organisations syndicales à poursuivre cette dynamique collective dans le cadre de la défense des emplois et des sites RBFR.

Les restructurations, les mutations technologiques, les fusions font peser une crainte immense dans le traitement de l’avenir industriel des emplois en France.

La menace ou le prétexte d’une sortie du Diesel sans savoir quand exactement,  nous coute déjà très cher avec la mort du site de Vénissieux et le report des investissements sur Rodez sans compter l’avenir des activités de recherches dédiées à cette motorisation.

Les salariés et leurs représentants doivent peser fortement pour inscrire la France et ses usines Bosch dans la dynamique et les projets d’avenir.

Aucun avenir pérenne ne peut se construire sur la négociation permanente de reculs sociaux, en contrepartie de petites activités à faibles valeurs ajoutées et aux destins précaires.

Les centres de recherche Bosch France doivent prendre toute leur importance dans la dynamique de progrès technologiques et industriels que nous défendons.

Rien de tous cela ne peut aboutir sans la détermination et l’engagement de tous, salariés et organisations syndicales dans cette démarche dorénavant vitale pour l’avenir de nos emplois.

Au regard de notre engagement et de notre forte contribution dans l’aboutissement de ces NAO 2017, la CGT engagera sa signature pour cet accord !!!