Hommage à Maurice Zbyr

Texte de l’hommage a notre camarade Maurice lu par Michel Larousse

C’est l’émotion et la tristesse, qui nous réunissent tous aujourd’hui.

Avant de commencer cet hommage à la mémoire de notre regretté camarade Maurice Zbyr , brutalement emporté par une crise cardiaque. Je souhaite renouveler à Simone, son épouse, à sa fille, Nadine, à son fils Patrice, son Petit Fils Christophe , sa famille, ses proches,nos sincères condoléances.

Maurice, tu es né le 24 septembre 1932 à Rodez. Tu es l’aîné d’une fratrie de 8 enfants. Ton père était de nationalité Polonaise. Il est venu en France suite à un accord entre l’état Polonais et l’état Français pour mettre fin à un manque de main -d’œuvre dans les mines française. Ta maman est restée au foyer pour élever dignement ses enfants.

C’est le 24 septembre 1957 que tu te marie avec Simone.

Après une série de petits boulots notamment comme aide boulanger, tu signe ton contrat de travail en 1956 à la CEPRO aujourd’hui la Bosch, en qualité d’ouvrier spécialisé,

Dans cette usine, aucune organisation syndicale n’était acceptée par la direction, le droit syndical était très limité par le code du travail et malgré cela la direction était sans pitié avec ceux qui osaient prononcer le mot de syndicat,

Les conditions de travail étaient pénibles, les salaires peu élevés et les licenciements étaient fréquents et souvent injustifiés,

Face à ces injustices sociales, à l’initiative de 4 salariés dont toi Maurice et avec l’aide de L’union Locale CGT de Rodez le 24 avril 1963 est crée le syndicat CGT, dans l’entreprise.

Vous avez fait un acte très courageux car, à cette époque, la protection des élus était peu importante.

C’est lors des événements de mai 68 que fut reconnues les sections syndicales dans les entreprises et la protection des élus.

A partir de cette date, tu as exercé de nombreuses responsabilités syndicales : secrétaire du syndicat, délégués syndical, élu du personnel, élu au CHS. Dans l’humilité et la détermination, tu as toujours été un homme respecté et respectueux.

Ton mandat syndical à la CGT prendra fin le 1 octobre 1992 date de ton départ à la retraite.

Enfin, la retraite. Le moment venu de profiter pleinement de tes loisirs : la danse tous les dimanches soir au rétro, la pêche à la truite, le vélo sur lequel la semaine dernière tu es allé faire le petit parcours, mais également ta grande passion du foot où tu prenais une carte annuelle pour voir tous les mach de foot du Stade Ruthénois.

Mais ce n’est pas pour autant que tu te désintéressais de ce qui se passe à la Bosch. Je me souviens que lorsque je te rencontrais notamment dans les manifestations tu me disais :

« Mais que fais le Syndicat CGT à la Bosch, il n’y a plus de grève, ils ne font plus rien,i ls faut qu’ils se bougent sinon ils vont se faire bouffer par la Direction »

Et à chaque fois je te disais « aujourd’hui les rapports syndicaux avec la Direction ont changés ». Ton syndicalisme de lutte de classe était toujours là

Pendant 29 ans, tu as eu des responsabilités syndicales à la CGT.

Tu as mené de grandes luttes dans l’entreprise avec des acquis importants que ce soit sur les salaires, conditions de travail, déroulement de carrière.

Comme tu le disais : « si on se bat on peut gagner,si on ne fait rien on a déjà perdu»

Le 3 février dernier et cela comme chaque année, tu étais présent à l’Assemblée Générale des retraités CGT de Bosch et Gérard Ségarra t’a remis les timbres de 2017 représentant ta 54éme années d’adhésion à la CGT.

Le syndicat CGT de Bosch , le syndicat CGT retraités de Bosch te disent merci, Merci pour ton dévouement sans relâche au service de la classe ouvrière pour de meilleures conditions de vie et de travail.

Maurice je te dit au revoir, au revoir Camarade.