Coup de bambou sur DGS : situation en sous-effectifs confirmée et velléités d’externalisations !

Depuis 1 an, la situation chez DGS est critique au niveau des effectifs : les projets en cours connaissent des retards et le département a énormément de difficultés à construire des offres techniques et économiques solides pour décrocher de nouveaux projets.

La CGT en CHSCT, ainsi que les chefs de service, ont demandé à la direction de Bosch France avant les vacances d’été de soutenir les demandes de remplacement.

Ce vendredi 8 septembre, la situation a été confirmée par le chef de département : les 21 remplacements autorisés par l’Allemagne ne sont pas suffisants pour développer les projets en cours et en acquérir de nouveaux. De plus, ils sont soumis à l’acquisition de nouveaux projets !

Le chef de département évoque alors la possibilité d’externaliser des activités en Tunisie, ceci dans les buts de réduire notre taux horaire facturé aux clients et de dégager du temps aux salariés pour d’autres activités.

La CGT s’oppose fermement à cette idée. Externaliser impliquerait une perte progressive de compétences techniques (et certaines activités clé ont été évoquées comme la configuration d’un calculateur).

Dans l’informatique embarquée (mais pas que dans ce secteur), les technologies évoluent très vite et il faut donc absolument que DGS continue de développer pour rester à la page.

En outre, un taux horaire de 10 euros a été évoqué, en passant par une entreprise de prestation. Cette externalisation reviendrait bien à exploiter la misère de la Tunisie aux profits de Bosch France, mais plus généralement aux profits des actionnaires des clients PSA et Renault.

Rappelons enfin que Bosch France a touché en 2016 7368k€ au titre du Crédit Impôts Compétitivité et Emploi et 9926 k€ de Crédit Impôts Recherche et le résultat serait de réduire l’emploi et de mettre en danger les compétences !!!!

La division DGS, bientôt intégrée à Power System, n’a que 2 objectifs en tête :
12% de rentabilité sur chaque projet
125% de couverture des coûts de chaque département de 125% !

La CGT revendique une priorité à la gestion des compétences et à de meilleures conditions de travail pour chaque salarié !
Ces revendications ne sont pas entendues par la direction de Bosch France. Le directeur de l’établissement de Saint-Ouen, de par son adhésion au MEDEF, soutient bien la même politique que PSA et Renault, à savoir une réduction pure et dure des coûts du travail, et sert donc de courroie de transmission à la direction allemande.

Concrètement, la CGT appelle les salariés de DGS à ne pas participer au groupe de travail sur l’externalisation d’activités.
Elle appelle au contraire les salariés à discuter de ces problématiques de compétences et de charges de travail entre eux, au sein de chaque projet à bien réfléchir aux nombres de collègues et aux compétences nécessaires à exécuter les projets.

Collectivement, opposons-nous à ces potentielles externalisations et construisons des solutions pérennisant les compétences et donc l’emploi en France : PSA et Renault ont besoin d’interlocuteurs français compétents pour mener à bien les projets !

Le CICE (crédit impôt compétitivité et emploi) et le CIR doivent servir au développement de l’emploi … en France !